Civisme & patrie
Le civisme est une vertu; celle de celui qui est fier de son pays et qui est prêt à le servir en toute loyauté. Le scout est fils de la patrie, il est bon citoyen, il est loyal à son pays.
Pour être un bon citoyen, le scout doit pouvoir mettre toutes ses capacités au service de son pays; et dans ce but, il doit être fort et se former le mieux possible.
Se former physiquement
Il faut habituer son corps à la vie rude, et prendre ainsi l'habitude de l'effort physique. Pour se maintenir en bonne santé, le scout doit pratiquer les règles d'hygiène strictes. Il doit aussi pratiquer régulièrement un ou plusieurs sports.
Se former intellectuellement
Le pays n'a pas besoin que d'intellectuels de haut niveau; mais il n'a pas besoin non plus de paresseux. Chacun doit exercer ses capacités intellectuelles au maximum. Ainsi, le scout doit accorder la première place à son travail scolaire et veiller à acquérir le plus de connaissance possible pour mieux se mettre au service des autres. Un scout doit également beaucoup lire et s'intéresser à la musique et aux arts.
Se former moralement
Le scout vit sa loi qui est très exigeante. C'est par la pureté de ses actions, par leur valeur morale qu'il se fera respecter et aimer et qu'il servira de son mieux son pays.
Se former spirituellement
Le scout approfondit ses convictions. Tous les efforts qu'il fournit ont pour but de le rapprocher de l'idéal de sa promesse à travers l'amour de ses concitoyens.
Se former socialement
Le scout doit apprendre à vivre en société. Dans sa famille, il est doux, aimant serviable. À l'école, il est l'ami de tous et il a la considération de ses professeurs. Il connaît les principales règles qui régissent la société et les applique scrupuleusement.
Être bon citoyen
Ma cité
Ce n'est pas une ville haute avec des tours que je bâtirai.
Ce n'est pas une forteresse hautaine sur son rocher.
Je veux que soient ouvertes sur la plaine les portes de ma ville.
Ce n'est pas une maison fermée à double tour que j'édifierai.
Ce n'est pas une demeure aux grillages hostiles.
Je veux que ma maison soit un signe de paix.
Ce n'est pas une cité solitaire dans un désert que je construirai.
Ce n'est pas un mur de solitude.
Je veux que ma cité soit fraternelle.
Les lignes invisibles du nord et du sud, de l'est e de l'ouest, face à face en tracent les limites.
Je veux la bâtir de mon labeur.
Je veux la bâtir de ma force.
Je veux la bâtir de mon esprit.
Ce sont les instruments nécessaires.
Et j'ai besoin de mêler mes mains à d'autres pour que se bâtisse l'oeuvre commune.
J'ai besoin des mains précises, des mains adroites.
J'ai besoin de celles qui créent et de celles qui exécutent.
Des mains multiples comme les dons reçus en partage.
Car ma cité est une oeuvre commune.
Je la veux grande par le labeur de tous,
Belle par l'ouvrage ciselée comme une pierre fine,
Richer du partage et du don de chacun.
Être bon citoyen, c'est être utile
- Il y a ceux qui font quelque chose.
- Il y a ceux qui ne font rien.
- Il y a ceux qui croient faire quelque chose.
- Il y en a 3 qui font quelque chose.
- Il y en a 10 qui font des conférences sur ce que font les 3.
- Il y en a 100 qui font des conférences sur ce que font les 10.
- Il arrive que l'un des 100 vienne expliquer la manière de faire à l'un des 3.
- Alors l'un des 3, intérieurement s'exaspère et extérieurement sourit, mais il se tait car il n'a pas l'habitude de la parole.
- D'ailleurs, il a quelque chose à faire.